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Dans un monde où tout prend l'eau, un homme cherche à le dominer... Sauriez-vous l'arrêter ?
 
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Révolution française [Francis]

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Jeu 5 Déc 2013 - 20:20

    Eperdus, ivres de ce vin qui vous fait les yeux en amandes
    Une pensée bien saugrenue, dire adieu à ces grands ensembles


    Paris. Paris pour moi n'avait rien à voir avec les clichés qu'en avait les touristes étrangers - la ville chic, romantique et sexy. C'était pour moi bien autre chose.

    Quand j'ai découvert Paris dans toute sa splendeur la première fois, ce sont ses constrastes qui m'ont ensorcelés. J'ai appris à faire face au mauvaise humeur des serveurs, la grossièreté de certains marchands,  des rues étroites, très animées, au sol mal pavé, ce qui ne manque pas de secouer rudement les nobles et les riches bourgeois qui voyagent en carrosse, mais aussi ceux qui choisissent de faire le voyage en fiacre ou en « vinaigrette ». Je me suis habitué aux nombreux pauvres, aux enfants orphelins vagabond dans les rues, les vieux qui se soûlent au vin. Personne ne pouvait aimer aussi fort Paris qu'un parisien, personne n'était aussi fier de sa ville qu'un parisien quelque soit leur rang. J'étais stupéfait quand les français et les françaises un peu plus noble se dévisageaient ouvertement les uns et les autres. Se jaugeant de la tête au pied, constamment. Étudiant les visages, la coiffure, les vêtements. Marie-Antoinette et moi-même détestons leurs chapeaux et leurs coiffures ridiculement hautes, cela n'avait rien à voir en Autriche sauf pour du moins pour les vêtements. Ce genre de coiffure montre déjà une excentricité du l'audacieux Francis à la française.

    Avant la nuit de ce drame, Francis avait pour habitude de faire un de ses irrésistibles sourires lorsque nous dînions tous les deux dans le Petit Trianon, ce même petit château que l'adorable reine autrichienne menée une vie -un peu trop pour certain- éloigné de la Cour. Pourquoi j'avais un compagnon désespéramment attirant ? Lors de notre rencontre entre Louis XVI et Marie-Antoinette, il transpirait la virilité à la française, une virilité matinée de classe. Il était comme du bon vin , vieillissant avec grâce et puissance, tandis que moi, j'étais convaincue d'avoir perdu ma jeunesse à ses côtés. Le problème avec Francis, il pouvait avoir un rire charmant assez communicatif dont je ne suis pas de marbre. Il a ce charme qu'il adore en abuser mais d'un autre côté il aime bien me faire sentir l'autrichien plein de préjugés toujours prompt à critiquer les français. Et pourquoi parfois je restais bêtement sans rien faire ? Il m'arrive de piquer mouche mais, ce soir là, quelque chose d'assez grave allait se produire, quelque chose qui allait détruire notre petite routine, qui va bouleverser l'Europe.

    « Ce repas est délicieux, comme toujours, Francis. » Ma voix semble tressaillir, je me mordais la lèvre inférieure. « Qu'avez-vous en tête ? »

    Je le regarde jusqu'à ce que j'obtiens une réponse, ces derniers temps il se comportait étrangement en notant des sauts d'humeurs inexplicables, le seul moyen de passer outre c'était quand nous couchions ensemble. Tant de nuits qui paraissent éternelles, des nuits sensuelles, des nuits de baisers et de caresses, de draps froissés, et son corps, son corps si beau, sa bouche chaude, son sourire coquin. Francis. Tellement irrésistible. L'amant ardent. Autant Francis est mon amant ardent autant Antonio était l'amant passionné que j'ai eu. Les latins ont toujours eu un bon feeling en ce qui concerne la sexualité, déjà à quatorze ans, on forçait Marie-Antoinette de partager la chambre avec le roi.

    « Allez-vous faire quelque chose qui nuirait notre douce Majesté la Reine ? »

    Ma reine de France, personnage controversé, une autrichienne est avant tout une femme, une femme libre qui vit dans une époque qui n'est pas la sienne. Je m'inquiétais plus à elle, plus à la monarchie qu'à nous... triste réalité.

    Adieu nuits tendres, adieu caresses, adieu lait à l'amande
    Adieu relative allégresse de prendre un café ensemble.
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Ven 7 Mar 2014 - 23:09


L'Histoire avec sa grande hache !

Entends-tu ? Vois-tu ? Sens-tu ?
Ça commence, ça te mange, ça te démange...
Est-ce que tu entends ça ? C'est le peuple.
Il arrive, il marche, il court, il accélère, il frappe, il tue, il crie, il hurle, il se rebelle ! C'est la Révolution.
Toi, tu observes depuis Versailles. Tu as peur. Tu pries. Tu as mal. Ça te détruit. Ça te met en colère pour peu après te faire crier de joie. Tu chantes les chants révolutionnaires du peuple sur les airs des musiques aristocratiques. Tu es déchiré entre deux parties de tes habitants. Monarchie ou République ? Faut-il abandonné ton Roi ? Faut-il abandonné ta Reine ? Faut-il abandonné tous tes beaux souvenirs au château de Versailles et surtout...Faut-il abandonné Autriche ?
De toute manière tu n'as pas le choix, ce n'est pas toi qui choisi, tu subis simplement. Les Hommes changent ta vie, tu n'es qu'un simple observateur. Tu sens la fin de cette vie proche. Tu ne souhaites qu'une seule chose : que tout cela s'arrête, d'une façon où d'une autre. Ton cœur s'assombrit et toi avec. Tu le vois dans les yeux de ton amant. Tu sais que tu en fais trop. Mais tu n'arrives pas à t'arrêter. Tout s'accélère, les coups de fusils retentissent de toute part dehors, dans les rues de Paris. Toi seul peut les entendre, dans ton cœur, dans ton esprit, dans ton âme...

Pan ! Bang ! Click ! Clac ! Pan !
Réveille-toi !

***

« Ce repas est délicieux, comme toujours, Francis. », dit Roderich.

Francis ouvrit les yeux. Devant lui, à sa table, se trouvait son actuel amant, le bel autrichien aux yeux améthystes, des yeux ornementés de lunettes élégantes. Il avait oublié qu'il était présent à ses côtés et ses paroles l'avaient sortis de ses pensées...

« Merci Roderich, répondit Francis, un léger sourire aux lèvres.
- Qu'avez-vous en tête ? »

Qu'est-ce qu'il avait en tête ? C'était une bonne question. Il n'en savais trop rien...Il avait...Trop de choses en tête ! Des idées noires, des envies de meurtres. Il esquissa un sourire fou.

« Oh, rien du tout, Roderich. Je pense juste, à nous, à la monarchie, répondit le français, avec un ton calme.
- Allez-vous faire quelque chose qui nuirait notre douce Majesté la Reine ? »

La Reine. Marie-Antoinette. L'Autrichienne comme l'appelait son peuple. Quelle mal aimée. Pauvre petite. Elle ne méritait pas ce qu'il allait lui arriver. Quoique.
Certains disaient qu'elle vidait les caisses, que tout était de sa faute. On lui avait même prêter cette phrase : « S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ». Elle était maintenant détestée par ce peuple qui l'avait auparavant appréciée et encouragée.
Triste réalité...
Francis ne la détestait pas, mais il ne l'aimait pas plus que ça non plus. C'était assez étrange à vrai dire. C'était comme sa relation avec Autriche. Il l'aimait sans l'aimer. Ce n'était qu'un amant...Un amant avec une touche passionnée en plus. Après tout, ils étaient des nations, l'amour ne pouvait pas durer très longtemps du moins, pas à l'échelle des nations (car à l'échelle humaine, c'est sûr que l'amour pouvait durer des siècles).

« Roderich, vous savez ce qui se trame. Vous savez pour mon peuple, je sais que vous savez tout. Vous ne pouvez pas rester plus longtemps... »

Francis se leva, il fallait le faire fuir, lui et la Reine, ainsi que toute la famille royale.
Francis avait encore toute sa tête, il s'était attaché à la monarchie et à son Roi, à cette vie. Mais tout allait changer, du jour au lendemain, il allait sans doute détester ce qu'il avait, dans le passé, aimé et chéri. Sa Renaissance arrivait à grand pas. Il refusait de devenir encore plus violent devant la famille royale et Roderich. Il ne voulait pas paraître aussi bas.

« Vous devez fuir et rapidement...Cette nuit, vous partirez... »

Et vous ne me reverrez plus avant un long moment...

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